Revue de presse : semaine du 25 au 31 octobre 2004
mardi 4 septembre 2007, par Banhoudel Mékondo Frédéric
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(semaine du 25 au 31 octobre 2004)
Une vingtaine de passagers périssent dans le lac de Léré
Le Progrès daté du 25 octobre 2004 révèle qu’un hors-bord en provenance du village Mourbamé, situé à 13 kilomètres de l’autre côté de Léré, a chaviré dans le Lac Léré, le 21 octobre 2004. Le quotidien n’a pas omis de mentionner le message de condoléances du premier ministre Moussa Faki, adressé au nom du chef de l’État et du gouvernement aux familles éplorées.
« Un batelier têtu tue une vingtaine de personnes » titre à cet effet N’Djaména bi-hebdo du 25 au 27 octobre 2004 . Donnant un bilan provisoire, le bi-hebdo révèle que ce naufrage a fait 21 morts, 28 rescapés et des disparus dont le nombre n’a pas été maîtrisé. Et de condamner enfin que « ce hors-bord, comme beaucoup d’autres voguant sur le Lac de Léré n’est pas assuré ».
Le Temps daté du 27 octobre au 02 novembre 2004, en a fait une occasion rêvée pour interpeller les autorités gouvernementales. « Un État méprisant », titre-t-il dans un éditorial au vitriol. Le journal a fait un parallélisme avec le terrible accident survenu sur le pont de Chagoua, le 13 avril 2001, où un gros porteur est englouti dans les eaux du Chari avec plus d’une centaine de passagers. Et de conclure que ce dernier cas en date, celui que beaucoup n’ont hésité de qualifier de ‘‘Joola tchadien’’, « mérite l’interpellation de nos gouvernants sur la pratique récurrente de corruption qui vient annihiler la conscience professionnelle chez nos agents de sécurité et causer du tort à de milliers d’innocentes personnes ».
Le retour de Goukouni Weddeye au Tchad
« Goukouni, bientôt à N’Djaména », affirme Notre Temps, dans sa parution 26 octobre au 01er novembre 2004. Après 22 ans d’exil, l’ex-président tchadien Goukouny Weddeye sera à N’Djaména. « Ce retour sera-t-il sincère ? L’homme va-t-il, cette fois-ci, renoncer à jamais à la lutte armée et apporter son concours à l’édification de la nation déchirée justement par ces guerres absurdes ? », s’interroge l’hebdo qui estime que « quoi qu’en disent les détracteurs du régime, le retour de Goukouni, sera un succès diplomatique non négligeable que le pouvoir brandira en guise de sa bonne foi à traduire dans les faits sa chère politique de la ‘‘main tendue’’ ».
Le Directeur de publication du journal Le Temps interpellé,
Le Progrès du 25 octobre 2004 a relayé le communiqué de l’Association des Éditeurs de la Presse Privée au Tchad (AEPT), faisant état de l’interpellation par la Police judiciaire du Directeur de publication du journal Le Temps, Michael Didama, le 21 octobre 2004. Son arrestation fait suite à une plainte du Secrétaire général de la présidence de la République, par rapport à un article intitulé ‘‘le roi est tout nu’’, paru dans le n°403 du journal et dont certains passages seraient diffamatoires vis-à-vis du chef de l’État, rapporte le quotidien.
« Menaces sur la presse privée » ou encore « Le retour des mauvais temps », titre quant à lui N’Djaména bi-hebdo du 28 au 31 octobre 2004. Le surendettement des journaux privés qui doivent au total 75 000 000 Fcfa à l’imprimerie du Tchad et la menace de mort qui plane sur Tchanguiz Vatankhah, rédacteur en chef de la radio Brakoss de Moïssala, ont retenu l’attention du bi-hebdo. En effet, rappelle le journal, lors de la visite du ministre de la Communication en septembre dernier à cette radio communautaire, le commandant de régiment qui l’accompagnait a menacé publiquement Tchanguiz Vatankhah de mort.
Les magistrats et les greffiers reprennent le travail
Le Progrès du 26 octobre 2004 a fait écho de la décision du Syndicat des Magistrats du Tchad et le Syndicat du Personnel de Greffe à l’issue d’une assemblée générale le 25 octobre 2004, de suspendre l’arrêt de travail observé depuis le 11 octobre dernier. Le présumé meurtrier du substitut du procureur de la République d’Abéché, feu Etienne Daïguirim Ndodoum, le 06 octobre dernier, est transféré à N’Djaména le 21 octobre 2004. Un moratoire de deux mois est accordé au gouvernement pour satisfaire aux autres points de revendications des deux syndicats à savoir, à savoir, la dotation de chaque juridiction en véhicule 4X4 et l’affectation d’une arme de poing à chaque magistrat.
Le projet de déguerpissement des habitants d’Abéna en question
« Non à un déguerpissement sauvage ! », s’indigne Le Temps. Le journal relève que « le gouvernement promet des dédommagements incitant au départ, pour permettre aux déguerpis de pouvoir se réinstaller », mais « le raisonnement gouvernemental qui se veut trop juridique que social laisse croire qu’il y aura assez de laissés pour compte qui iront se vautrer à la belle étoile et en proie aux intempéries ».
Une rébellion avorte à Moundou
« Une rébellion étouffée dans l’œuf », titre N’Djaména bi-hebdo du 28 au 31 octobre 2004, révélant la capture par les forces gouvernementales le 16 octobre dernier à Moundou de Koulanodji Naibeye Jonas alias ‘‘Savimbi’’ et d’une vingtaine de ses éléments. A en croire l’intéressé, repris par le bi-hebdo, cette rébellion vise à « forcer la main du gouvernement » car il court toujours après les grades qu’on lui aurait refusés depuis l’accord de paix signé entre les FARF de Laoukein Bardé et le gouvernement en 1998.
Mbaidedji Ndjénodji Frédéric