Revue de presse : semaine du 1er au 7 novembre 2004

mardi 4 septembre 2007, par Banhoudel Mékondo Frédéric

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semaine du 1er au 7 novembre 2004

12 morts dans un conflit intercommunautaire à Bébédjia

Une banale histoire de concordance de prix d’emballage plastique entre un enfant de 12 ans, envoyé sur le marché de Bébedjia par son père, et un commerçant allogène Kréda, se solde par une 12 morts.

« Feu et sang à Bébédjia », titre N’Djaména bi-hebdo daté du 04 au 07 novembre dernier. Les informations recueillies à Bébedjia, font état de 12 morts (tous autochtones). Le bi-hebdo révèle également que des armes de guerre ont été récupérées chez les allogènes agresseurs, et même à la mosquée. « Après Maïbogo, Mbikou et Bébédjia, à quelle région le tour demain ? Aucune région du sud du Tchad n’est à l’abri de cette horde de Kréda belliqueux protégés par le régime », s’insurge le bi-hebdo.

Le Progrès daté du 04 novembre dernier affirme que suite à ces affrontements, le maire et son adjoint, ainsi que le sous-préfet adjoint de Bébédja sont relevés de leurs fonctions et remis à la disposition de la Section Nationale de Recherches Judiciaires pour enquêtes. Le ministre de l’Administration du Territoire relève que l’administration locale était absente pendant ces douloureux événements, écrit le quotidien.

Pour Le Temps daté du 03 au 09 novembre 2004, il ne fait aucun doute :« le pyromane est à N’Djaména », égratigne-t-il au passage les autorités de N’Djaména. L’hebdo soutient que « (…) cette politique de terre brûlée est entretenue par le pouvoir MPS via ses valets d’administrateurs locaux et la horde de militaires et autres commandants de brigade analphabètes ».

Trois élèves du lycée Sacré-Cœur, dont l’un présenté comme étant le fils du président de la République ont été exclus pour avoir agressé un professeur. Trouvant la mesure disproportionnée, le ministre de l’Éducation Nationale Ahmat Bachir oppose un bras de fer avec la directrice du Lycée, quant à leur réintégration .

« Frasques princières au Sacré cœur » ou encore « Des princes perturbateurs », titre N’Djaména bi-hebdo à cet effet. Le bi-hebdo révèle qu’après une suspension de 2 jours, les cours ont repris timidement. La direction du Sacré-cœur a maintenu sa décision d’exclure définitivement les élèves malgré la position discordante du ministre de l’Education Nationale. Le journal révèle par ailleurs que le professeur agressé, se sentant en insécurité, préfère vivre caché.

« L’élève Déby Mahamat bloque les cours au Sacré-Cœur », titre Le Temps à propos de ces qualifiés d’« élèves belliqueux, agresseurs et intouchables de la République ». Le journal a repris dans ses colonnes le coup de gueule d’un enseignant dudit lycée : « Ces élèves ont été exclus dans un premier temps de cet établissement ; ils avaient été repris dans un deuxième temps au Lycée Montaigne. Ils avaient répété la même chose. Dépassé par leur comportement belliqueux, ils étaient renvoyés. Ils étaient réadmis de nouveau au collège Sacré cœur. Et de nouveau, ils rééditent les mêmes bêtises ».

Notre Temps paru du 02 08, pense que « pour des problèmes banals des militaires et plus graves, les agents de l’ANS (Police secrète, ndlr) débarquent dans un lycée parce que tout simplement les agresseurs (qui prétendent être des victimes) sont les ‘‘fils du prince, est tout à fait inadmissible ».

Mbaidedji Ndjénodji Frédéric