Revue de presse : semaine du 15 au 20 novembre 2004

mardi 4 septembre 2007, par Banhoudel Mékondo Frédéric

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(semaine du 15 au 20 novembre 2004)

La Coordination des partis pour la défense de la Constitution (CPDC) interdite de marche

« Zène Bada interdit la marche de la CPDC », titre le bi-hebdo daté du 18 au 21 novembre 2004 ;à propos du refus du ministre de l’Administration du Territoire d’autoriser la CPDC d’organiser une manifestation sur la voie publique le 27 novembre prochain. A en croire le ministre, son département « n’a jamais enregistré une structure dénommée Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution. Cet organe n’a pas d’existence légale ». Battant en brèche l’argumentaire du ministre, le bi-hebdo publie l’autorisation du ministre de l’Administration du Territoire de l’époque daté du 21 mai 2004, autorisant la CPDC à organiser un meeting au Stade Idriss Mahamat Ouya le 22 mai 2004

Les autochtones de Bébédjia boycottent les marchandises des allogènes Kréda

Le Progrès daté du 16 novembre 2004 révèle que suite aux affrontements communautaires à Bébédjia, le marché est divisé en deux entre les commerçants allogènes Kréda et les autochtones Ngambaye. Ce climat de méfiance aurait été dicté par des devins qui auraient conseillé aux natifs de la région d’adopter cette mesure pendant 6 mois, écrit le quotidien.

Le Directeur de Radio Lotiko menacé par les gendarmes

L’Observateur daté du 17 novembre 2004 a fait écho du communiqué de l’Union des Radios Privées du Tchad (URPT) faisant état de menaces et harcèlements exercés sur la personne du Directeur de Radio Lotiko de Sarh, Fabrizio Colombo, le 08 novembre dernier. Il lui est reproché de détenir un téléphone satellitaire Thuraya. L’URPT demande aux autorités de prendre leur responsabilité pour mettre fin à ce genre de désagrément, de nature à nuire à la liberté de presse au Tchad, reprend l’hebdo.

Le mensuel Tchad et Culture de novembre 2004, a fait un zoom sur la sous-préfecture de Gagal (Mayo-Kebbi Ouest). Un dossier complet a été fait sur les initiatives de développement, les problèmes de santé de la population, la scolarisation des élèves.

Regain d’insécurité à N’Djaména

L’assassinat dans la nuit dans la nuit du 09 novembre 2004 du sieur Alfred Djimadoum Tradibaye fait titrer Le Temps : « N’Djaména : l’insécurité bat son plein ». Selon l’hebdo, le Mouvement Patriotique du Salut, parti au pouvoir, est « un régime d’insécurité » et sa gestion du pays « n’est qu’une litanie d’apocalypses rythmée par les conflits et la destruction des vies et des biens ». « Alors si l’on s’organise en comités d’autodéfense ? », propose-t-il.

« Zone de turbulence », titre l’édito de Tchad et Culture, analysant la situation sociopolitique du pays. A en croire ke mensuel, les évènements de ces dernières semaines de l’année donnent l’impression d’une avalanche qui s’abat sur le pays : le blocage du processus électoral, les affrontements sanglants à Bébédjia, la tension au Lycée du Sacré-Cœur, la répression des habitants de Habéna par les forces de l’ordre.

L’opposant Hassaballah Soubiane à cœur ouvert

L’Observateur a publié une interview exclusive de l’opposant. Hassaballah Soubiane, ancien ambassadeur du Tchad aux États-Unis. La situation politique du Tchad du Tchad ainsi que la Création de la Coalition pour la Défense des Droits Constitutionnels, ont constitué les points saillants de cet entretien.

Les clients des Coopératives d’épargne et de crédit (COOPEC) désabusés

En économie, N’Djaména bi-hebdo a fait écho de la « panique dans les Coopec ». Le bi-hebdo, révèle que les épargnants qui se sont rendus cette semaine dans les différents bureaux de leur coopérative pour faire des opérations, ont été surpris d’entendre que les caisses sont vides. « Cette tension de trésorerie est due aux retards de salaires et à la mauvaise foi de certains épargnants qui doivent de l’argent à la Coopec », se justifie un responsable. Mais cela n’a pas empêché de faire ressurgir chez les épargnants « la psychose de Tchad Solution, une autre coopérative, qui a dû mettre la clé sous le paillasson pour cause de mauvaise gestion », relève le journal.

Deux éleveurs Peuls et huit Marba tués dans un affrontement intercommunautaire

Le Progrès daté du 19 novembre dernier a fait écho des affrontements entre éleveurs nomades peuls et sédentaires Marba à Silia, dans la sous préfecture de Bongor le 09 novembre 2004. On dénombre respectivement deux et huit morts, trois villages incendiés, un centre de santé et un collège brûlés, relève le quotidien.

Mbaidedji Ndjénodji Frédéric