Revue de presse : semaine du 29 au 05 novembre 2004
mardi 4 septembre 2007, par Banhoudel Mékondo Frédéric
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(semaine du 29 au 05 novembre 2004)
Le point de presse de M. Mersilé Ati, président du RPR/Lingui relatif à son retrait de la Convention des Partis pour la Défense de la Constitution (CPDC), regroupement des partis politiques de l’opposition, a constitué le choux gras des journaux tchadiens.
« Le RPR/Lingui quitte la CPDC », titre Le Progrès daté du 29 novembre
2004. Le quotidien relève que, outrepassant la position de la CPDC qui appelle au boycott du recensement électoral, « M. Mersilé Atti appelle à un recensement massif », se réclamant d’« une opposition constructive ».
« L’adieu de Mersilé à la CPDC », écrit quant à lui N’Djaména bi-hebdo, publiant la réplique des chefs de partis membres de la CPDC : « ce n’est pas un événement, il n’a qu’à s’en aller ».
« Mersilé fait un pied de nez à la CPDC », titre pour sa part
L’Observateur, dans une analyse on ne peut plus sévère. « C’est une histoire de ‘‘mangecratie’’ qui ne dit pas son nom », affirme-t-il. Et de conclure sur le même élan : « Le RPR/Lingui n’est plus un parti d’opposition, il est devenu comme d’autres bien sûr qui le suivront, un parti de position ».
Recrutement au rabais à la Police nationale
A en croire N’Djaména bi-hebdo daté du 29 novembre au 1er décembre 2004, en plus de 500 policiers recrutés sans concours dans les rangs du MPS (parti majoritaire, ndlr), actuellement en formation, 400 autres jeunes viennent d’être recrutés dans les mêmes conditions sous le prétexte des remplacements numériques. Le bi-hebdo en arrive à conclure que « la police nationale renferme désormais autant de ‘‘bogo-bogo’’(ndlr, ramassis) que la douane et autant d’analphabètes que l’armée tchadienne ».
Chasses aux véhicules à vitres fumées à N’Djaména
Le Progrès du 30 novembre dernier révèle que depuis le 25 novembre 2004, une commission mixte s’emploie à mettre fin à l’utilisation de plastique autocollant sombre et transparent sur des voitures 4X4 station wagon et autres. « Le résultat du contrôle de la commission est fructueux. Nous avons conduit 74 véhicules à l’Ecole de Police », affirme le Directeur général la Police nationale dans les colonnes du quotidien.
L’état de la corruption au Tchad
« Et si on parlait corruption », met à sa Une Le Temps daté du 1er au 07 décembre dernier. « Avant toute action coercitive ou répressive, il est temps de procéder à une vaste éducation civique des Tchadiens » propose l’hebdo qui déplore qu’ « aujourd’hui l’enseignement du civisme est quasi inexistant dans nos établissements ». Et d’ajouter en second lieu que « la politique du bâton est nécessaire et indispensable :il faut clairement que tous les acteurs de crimes économiques soient traduits en justice ».
L’accessibilité aux Anti-rétro-viraux en question
« Le coût des ARV dépasse les bourses », titre N’Djaména bi-hebdo dans un dossier. « En ce moment, 414 personnes vivant avec le Vih seulement sont sous Arv à N’Djaména » écrit le bi-hebdo qui révèle que la prise des tri thérapies elle, coûte 15 000 Fcfa par mois depuis fin 2003.
Calme précaire après les affrontements sanglants de Bébédjia « Le calme règne à Bébédjia », affirme le préfet du département de la Nya, le lieutenant-colonel Daoud Yaya Brahim, dans les colonnes de N’Djaména bi-hebdo. Le bi-hebdo trouve quand même insolite « l’attitude du préfet qui attend un mot écrit de Ngalakag(ndlr,chef traditionnel mystique), avant de croire à cette mesure traditionnelle, appelant les autochtones à boycotter les échanges commerciaux avec les allogènes ».
L’Association des Editeurs de la Preuve Privée du Tchad (AEPT) aux abois
Notre Temps a publié in extenso le communiqué de presse de l’AEPT. « Les journaux de la presse privée tirent la sonnette d’alarme et informent leur lectorat et leurs partenaires nationaux et internationaux qu’ils sont menacés de fermeture ». L’AEPT évoque entre autres « …des frais d’impressions les plus élevés ; une absence totale d’aide à la presse par l’Etat ; une pression fiscale très forte, un marché publicitaire pauvre… ».
« Au secours des journaux privés », titre N’Djaména bi-hebdo à la suite duquel Le Temps affirme que « la presse privée se port très mal ». Selon le président de l’AEPT cité par l’hebdo, « tous les journaux réunis ne tirent pas plus de 20.000 exemplaires par semaine ». « S’il faut que les journaux ferment leurs portes, parlera-t-on encore de démocratie au sens noble du mot ? », s’interroge Le Temps, faisant le lien entre démocratie et presse indépendante.
Le recensement électoral sans l’opposition
« CNRE : le flou artistique », titre l’Observateur qui dénote que la Commission Nationale de Recensement Electoral travaille en sourdine en vue du referendum. Relevant que c’est « une action de portée nationale » L’hebdo constate à regret que « malheureusement, l’opposition s’est mise à l’écart et le public n’est pas très édifié sur la question ».
« Un recensement sans l’opposition », écrit pour sa part Le temps qui signale que « dans le cas où Moussa Faki et sa bande ne prennent pas en compte l’appel de l’opposition, nous arriverons à un pseudo recensement électoral pour un simulacre de référendum ».
Mbaidedji Ndjénodji Frédéric