Revue de presse : semaine du 05 au 12 décembre 2004

mardi 4 septembre 2007, par Banhoudel Mékondo Frédéric

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(semaine du 05 au 12 décembre 2004)

17 fonctionnaires écroués pour usage de faux

« Scandale financier dans les régies de l’Etat ». C’est par ce titre que N’Djaména bi-hebdo, daté du 06 décembre 2004, a fait écho des conclusions de la mission de contrôle qui « a mis le grappin sur 17 agents des régies financières ». Citant le ministre Finances, M. Awad Sakine, le bi-hebdo révèle que « ces agents utilisent de faux documents à la place des vraies quittances », entraînant « un manque à gagner de plus de 500 millions Fcfa dus à l’Etat ».

« La diversion ! », ironise quant à lui, Le Temps pour qui, ce sont « encore de vœux pieux ».Et de s’interroger :« que sont devenues les différentes commissions de contrôle mises sur pied par le gouvernement depuis des années ? ». En réalité, analyse le journal, « ces arrestations, font partie des scenarii trompe-l’œil savamment articulés pour dissimuler la démission de l’Etat qui, pourtant, dans sa stratégie de bonne gouvernance a adopté comme objectif la lutte contre la pauvreté ». Et de conclure par une interpellation : « Vous qui nous gouvernez, changez donc ! »

Les revenus pétroliers doublent en 2005

L’interpellation à l’hémicycle du ministre du Pétrole, Youssouf Abassalah est passée par la plume du Progrès. « Les revenus attendus pour 2005 sont estimées à 125 milliards contre 60 milliards pour l’année 2004. La production des trois champs pétroliers atteindra la barre de 225 000 barils/jours contre 214 000 barils/jour actuellement », a affirmé le ministre.

Incapacité d’absorption des crédits du pétrole tchadien

« Où est passé l’argent du pétrole ? », s’interroge l’édito du bi-hebdo. D’après le journal « depuis juillet à fin novembre 2004, plus de 40 milliards Fcfa ont été virés au compte du trésor. Entre-temps, au titre des secteurs prioritaires, des projets à financer ont été hâtivement montés pour une bagatelle de 36 milliards Fcfa ». Or, relève-t-il, « à fin septembre, seulement 15,6 milliards ont été programmés. Le reliquat global est donc de 21,8 milliards programmés pour la période allant du 1er octobre au 31 décembre 2004 ». Conclusion : « non seulement la faiblesse de notre capacité d’absorption des crédits est éloquemment mise à jour », mais bien plus, « c’est la vision que nous avons de l’avenir du pays qui est en cause ».

Le Premier Ministre Moussa Faki interpellé

« L’aveu d’échec de Faki », titre de façon lapidaire Le Temps. Après 18 mois de gouvernance,« l’exercice du chef de gouvernement à l’hémicycle a beaucoup plus été une partie de contres vérités habillées de promesses », affirme-il. Les difficultés de trésorerie de l’Etat tchadien

Selon les chiffres que publie Notre Temps, l’assiette salariale mensuelle des agents de l’Etat s’élève à 4,5 milliards Fcfa. « La direction des Impôts à elle seule fait des émissions au trésor public qui oscillent entre 5 et 8 milliards, la douane totalise 2,8 milliards, sans compter les autres régies », révèle-t-il. « Où sont passés les fonds publics pour qu’on puisse parler d’arriérés de salaires ? », s’interroge l’hebdo qui conclut que « le trésor public, tenu bassement par les réquisitions du sérail, est loin de faire l’embellie des employés de l’Etat tchadien » .

Les épargnants des coopératives d’épargne et de crédit (Coopec) tirent le diable par la queue

« Séisme dans les Coopec de N’Djaména », titre N’Djaména bi-hebdo évoquant la crise financière que traversent ces établissements de micro finance. Imputant ces problèmes aux « détournements, crédits non remboursés, mauvaise gestion, surplus de crédits », le bi-hebdo révèle que « les 32 000 membres des Coopec ont épargné 2,4 milliards Fcfa. Cependant, les 2,2 milliards accordés comme crédits n’ont pas été remboursés. Les 200 millions restants ont été placés dans un compte bloqué jusqu’en janvier 2005 ». En attendant une éventuelle sortie de crise, note le journal, les épargnants continuent à broyer du noir. « Où est passé l’argent des épargnants ? », se demande L’Observateur daté du 08. « Où est la vérité ? », s’interroge-t-il dans la mesure où « le Trésor public est redevable envers l’URCOOPEC d’une bagatelle de 200 millions Fcfa. Et dans le même temps, on fait état d’environ 1,6 milliards la masse de crédits non recouvrée ».

Stratégies de boycott du recensement électoral par la Convention des Partis politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC)

« Le boycott du recensement paiera-t-il ? », se demande N’Djaména bi-hebdo sur la stratégie de la CPDC. Selon le bi-hebdo, certains ténors dudit regroupement s’opposent à toute inscription sur les listes électorales, tandis que d’autres appellent leurs militants à s’inscrire massivement mais de boycotter le referendum, pour faire chuter le taux de participation. Or, analyse le bi-hebdo, « en refusant de s’inscrire, on réduit les chances parce que le taux de participation sera calculé sur la base des électeurs recensés ».

414 séropositifs tchadiens sur environ 200.000 traités aux Anti-retro viraux (ARV)

A en croire Notre Temps, « sur environ 200.000 personnes infectées à ce jour, 414 personnes sont sous traitement anti-retro viraux, vendus à 15.000 Fcfa pour une prise mensuelle ». L’hebdo préconise qu’au lieu d’injecter des fonds dans ces multitudes de projets de lutte, véritables gouffres financiers, mieux vaut « concentrer le maximum de ressources dans la prise en charge à l’ARV à l’instar de certains pays africains, dont le Cameroun qui est à 8.000 Fcfa mensuel le prix des ARV ».

Braquage sanglant chez le commissaire Diontilo Job N’Djaména bi-hebdo révèle que dans la nuit du 02 décembre 2004, le commissaire Mbaïpiti Diontilo Job, son cadet le Dr Jaques Diontilo, ainsi que leurs épouses respectives ont été mitraillés devant le domicile du premier par des inconnus. « Les victimes, grièvement blessés, ont été évacuées au pavillon des urgences », ajoute-t-il.

Le Progrès daté du 06 décembre dernier révèle à propos que « la voiture du docteur a été retrouvée à l’ancienne gare routière de Diguel Est », nuançant toutefois que « les bandits courent toujours ».

Mbaidedji Ndjénodji Frédéric