Revue de presse : semaine du 20 au 26 décembre 2004
mardi 4 septembre 2007, par Banhoudel Mékondo Frédéric
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(semaine du 20 au 26 décembre 2004)
Gounougaya accueille les festivités de la journée de la Liberté
Pour Le Progrès, « Idriss Déby annonce le chantier 2005 », citant entre autres, quelques promesses faites par le chef de l’Etat : électrification des chefs-lieux des régions, la tenue des états généraux de l’armée en avril 2005, la mise en place d’un programme d’investissement et de formation.
« Déby en campagne »,affirme tout de go le bi-hebdo, qui constate que « Idriss Déby a soigneusement passé sous silence le référendum, préférant plutôt verser dans des kyrielles de promesses pour allécher ses concitoyens ».
Et Le Temps d’enfoncer le clou : « 1er décembre, le gâchis d’une fête inutile », met-il à sa Une. Révélant que cette réjouissance « a mobilisé plus d’un milliard Fcfa puisé du trésor public », l’édito du journal trouve tout même cynique qu’« aux fonctionnaires ressortissants de la région qui traînent quatre mois d’arriérés, il a été imposé des retraits à la source, à quelques jours des festivités ».
« Gounou Gaya et ses mille et une promesses », titre pour sa part L’Observateur dont l’éditorialiste pense que « les discours sans lendemain, les Tchadiens n’en on rien à cirer ». « Tout ce qu’ils veulent, c’est qu’on les fasse sortir de la situation de misère dans laquelle ils s’enferrent chaque jour davantage », propose-t-il.
Réduction du prix des antirétroviraux
Le ministre de la Santé publique, Aziza Baroud, a annoncé, sur les antennes de la radio nationale, le 17 décembre 2004, qu’à partir de 2005, le prix des antirétroviraux, qui est actuellement de 15 000 Fcfa, sera réduit à 5000 Fcfa, rapporte N’Djaména bi-hebdo daté du 20 décembre dernier.
Le chef de race Zaghawa de Bébédjia menace les autorités locales
Notre Temps, daté du 14 décembre dernier, a fait écho de deux missives adressées respectivement au sous préfet et au maire de Bébédjia. « Vous êtes un opposant…apparemment vous êtes membre du MPS mais au fond vous êtes un militant du FAR, je vous assure que ici à Bébédjia c’est votre dernier poste de sous préfet », un extrait envoyé au sous préfet, repris par le journal. « Peut-on imaginer qu’un chef de race, simple citoyen investi d’un pouvoir informel, puisse s’adresser avec autant d’assurance, d’insolence et de mépris au représentant suprême du chef de l’Etat au niveau de sa circonscription ? », se demande Notre Temps.
5 morts dans un conflit intercommunautaire à Moïssala
« Du sang à Moïssala », titre N’Djaména bi-hebdo daté du décembre dernier, révélant que le 07 décembre 2004, des affrontements intercommunautaires ont occasionné 5 morts dans les villages de Karkou, Motoyo et Ndoyo, dans la sous-préfecture de Moïssala. Le parti ARD de Naïmbaye Lossimian, repris par le journal, trouve curieux que le gouvernement fasse « un black out total sur une situation aussi grave et donne plutôt l’importance aux réjouissances de Gounou-Gaya, fallacieux prétexte pour vider le trésor public, et laisser les fonctionnaires sans salaire (…) ».
La deuxième session de la cour criminelle rend ses verdicts
« Peine capitale pour Gara Gaoui », met à sa Une Le Progrès daté du 22 décembre dernier, au sujet de la condamnation du cerveau du rocambolesque braquage ayant entraîné la mort de deux payeurs du ministère de l’Administration du Territoire, quelques mois plus tôt.
Les institutions de micro finance (IMF) en difficulté
« Dossier micro finance : tempête sur N’Djaména », titre Tchad et Culture du mois de décembre. Le magazine a fait l’historique de la micro finance au Tchad, avant d’analyser son impact sur le tissu socioéconomique des populations tchadiennes. Cependant, Tchad et Culture est parti d’un cas d’école, celui des Coopératives d’épargne et de crédit, pour lever le voile sur la crise financière accrue que traverse actuellement cette institution : « Coopec de N’Djaména : du plomb dans l’aile »,« l’épée de Damoclès », sont quelques titres qui illustrent ce constat. « Quelles perspectives pour les IMF ? », s’interroge le magazine, suggérant à l’Etat « l’obligation de veiller à une bonne gestion de ces IMF et de faire en sorte que leur fonctionnement réponde aux normes instituées au niveau de la sous région par la commission bancaire d’Afrique Centrale (Cobac) ».
Le démarrage officiel du recensement électoral
Le Progrès daté du 24 décembre dernier s’est réservé la primeur du démarrage officiel du recensement électoral. A en croire le quotidien, un décret signé du chef de l’Etat le 23 décembre 2004 fixe les opérations du recensement de la population du 10 janvier au 09 février 2005 sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques.
Controverses autour du boycott du recensement électoral
« Faut-il boycotter le recensement ? », s’interroge Tchad et Culture. Partant du constat que le dialogue est rompu entre le gouvernement et l’opposition politique, le mensuel estime que indépendamment des mots d’ordre, le peuple devra être juge. « Les militants vont-ils respecter les consignes données par les leaders de l’opposition démocratique ? En tant que citoyens n’ont-ils pas le droit à une carte électorale ? », fond-il en questionnements.
Le message de noël des évêques tchadiens
« Les évêques appellent à la responsabilité », titre L’Observateur, dans sa lecture de la conférence de presse des évêques. « Tant que la répartition des autorités civiles et militaires n’obéit pas aux critères de compétence et ne reflète pas la variété de la société tchadienne, l’administration ne sera qu’une chasse gardée des ressortissants d’un clan ou d’une région (…) », peut-on lire en extrait dans l’hebdo.
La Compagnie d’action rapide de la police (CARP) devient le Groupement mobile d’intervention de la police (GMIP)
« Police nationale : des efforts dans le désordre », titre L’Observateur, à propos de la création du GMIP . A la suite de l’ambassadeur de France au Tchad, L’Observateur relève que le total du matériel, entièrement financé par la France, est estimé à environ 120 millions Fcfa. « Mais la question est de savoir si ces nouvelles recrues analphabètes pour la plupart seront capables d’adapter ce matériel à leur mission ? », s’interroge-t-il sur un ton assez dubitatif.
Mbaidedji Ndjénodji Frédéric